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Le HCP prévoit une accélération de la croissance au Maroc

Huit régions ont enregistré une croissance supérieure à la moyenne nationale.

L’économie nationale devrait accélérer au troisième trimestre 2026, après un premier semestre marqué par le ralentissement de plusieurs branches industrielles et par la montée des tensions géopolitiques.

Selon le troisième point de conjoncture au titre de 2026 du Haut-Commissariat au Plan ‘HCP), la progression du produit intérieur brut atteindrait 5,4% en variation annuelle entre juillet et septembre, contre une croissance estimée à 4,8% au deuxième trimestre et à 4,6% au premier trimestre.

Cette amélioration attendue reposerait sur un élargissement progressif des moteurs de croissance. Après avoir principalement reposé sur l’agriculture et les services durant la première moitié de l’année, l’activité bénéficierait d’une reprise graduelle des industries manufacturières et extractives, dans un environnement international légèrement plus favorable.

Si huit régions ont enregistré une croissance supérieure à la moyenne nationale en 2024, la création de richesse et la consommation restent largement concentrées dans quelques pôles économiques. Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima produisent à elles seules près de 60% du PIB national, tandis que cinq régions concentrent 74,4% de la consommation des ménages. Les disparités apparaissent encore plus marquées en termes de richesse par habitant, avec Dakhla-Oued Ed-Dahab affichant le PIB par habitant le plus élevé du Royaume (92.904 DH), loin devant la moyenne nationale de 43.891 DH. Les dépenses de consommation atteignent, quant à elles, 25.664 DH par habitant au niveau national. Les écarts régionaux continuent ainsi de se creuser, tant en matière de création de richesse que de consommation, selon les dernières données du HCP.

L’agriculture devrait néanmoins conserver un rôle central. Après une progression de 18,4% au premier trimestre et de 20,5% au deuxième, la valeur ajoutée agricole augmenterait encore de 19,9% au troisième trimestre. Le retour d’un régime pluviométrique favorable pendant la saison hivernale a permis au secteur de retrouver des performances comparables à celles observées en 2017.

Au premier trimestre, les activités agricoles avaient contribué à hauteur de 1,9 point à la croissance nationale, compensant en partie le recul des filières secondaires. Cette dynamique continuerait de soutenir les revenus en milieu rural, la consommation des ménages et l’activité des secteurs directement liés à la production agricole.

 

 

BledNews/MAP

 

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