Economie

A Rotterdam, l’investissement des MDM en questions

L'occasion d'analyser le rôle crucial joué par l'AMDIE.

Organisée le 26 juin 2026 à Rotterdam par la Fondation Trophées Marocains du Monde, la rencontre économique sous le thème « inspirer, discuter, proposer » a vu la participation de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE).

Cet acteur majeur de promotion des investissements et des exportations entend contribuer activement à développer le flux des investissements des Marocains de Hollande vers le Maroc notamment grâce aux nouvelles mesures adoptées dans le cadre de la charte de l’investissement.

La Charte de l’investissement au cœur des échanges

Comment encourager les Marocains du Monde à investir dans leur pays d’origine? Et surtout, comment leur permettre de mieux connaître les opportunités disponibles et les mécanismes susceptibles de faciliter la réalisation de leurs projets ? Ces questions étaient au centre de la rencontre économique organisée à Rotterdam le 26 juin 2026 par la Fondation Trophées Marocains du Monde.

À cette occasion, le représentant de l’AMDIE, M. Ali Mehrez, en charge de la business unit Diaspora au sein de l’Agence, a exposé les grandes lignes de la Charte de l’investissement, cadre destiné à promouvoir l’investissement privé au Maroc et à renforcer sa contribution à la croissance économique, à la création d’emplois et au développement des territoires.

La Charte prévoit plusieurs mécanismes de soutien à l’investissement, notamment un dispositif principal et des dispositifs spécifiques, dont les conditions d’accès dépendent de critères définis par les textes applicables. L’objectif est d’encourager les projets répondant aux priorités économiques du Royaume, en tenant compte notamment de leur taille, de leur localisation et de leurs retombées attendues.

Pour les Marocains du monde (MDM), la connaissance de ce cadre constitue une première étape dans la préparation d’un investissement. Elle leur permet de mieux appréhender les possibilités existantes et d’identifier les conditions auxquelles leurs projets pourraient être éligibles aux mécanismes de soutien.

L’AMDIE, un interlocuteur pour les investisseurs de la diaspora

Au-delà de la présentation des dispositifs, le message porté par l’AMDIE à Rotterdam concerne également la relation avec les investisseurs établis à l’étranger. L’agence a exprimé sa volonté de se positionner comme un interlocuteur pour les entrepreneurs marocains des Pays-Bas et, plus largement, des communautés marocaines à l’étranger.

Cette orientation répond à un besoin concret : disposer d’un point de contact capable de renseigner les porteurs de projets sur l’environnement de l’investissement au Maroc, de les orienter vers les informations utiles et de faciliter leurs relations avec les acteurs institutionnels concernés.

Pour un entrepreneur installé aux Pays-Bas, investir au Maroc peut nécessiter de réunir des informations sur les secteurs d’activité, les possibilités d’implantation, les procédures administratives, le financement ou encore les dispositifs d’accompagnement. La connaissance du marché marocain ne suffit pas toujours à lever ces difficultés, particulièrement lorsque le projet doit être préparé à distance.

En affirmant sa volonté de renforcer ses relations avec les investisseurs de la diaspora, l’AMDIE entend contribuer à rendre cet environnement plus lisible et à faciliter les démarches des porteurs de projets. La mise en relation avec les interlocuteurs compétents constitue, à cet égard, un levier important pour accompagner la préparation et le développement des initiatives économiques.

Le potentiel économique des Marocains des Pays-Bas

Rotterdam constitue un cadre pertinent pour cette démarche. Son activité portuaire et commerciale, son ouverture sur les marchés internationaux et la diversité des parcours professionnels de la communauté marocaine offrent un environnement favorable à l’exploration de partenariats entre les Pays-Bas et le Maroc.

Les projets peuvent concerner différents domaines, notamment l’industrie, l’agroalimentaire, les services, les technologies numériques, le commerce ou les énergies renouvelables. La connaissance des marchés européens, les réseaux professionnels et l’expérience entrepreneuriale acquis aux Pays-Bas peuvent également favoriser le développement de partenariats et l’accès à de nouveaux débouchés.

L’enjeu est de mobiliser ces ressources au service d’investissements viables, adaptés aux besoins du marché et susceptibles de contribuer à la création de valeur et d’emplois au Maroc.

Dans cette perspective, l’accompagnement institutionnel joue un rôle déterminant. L’information sur les opportunités, la compréhension des dispositifs de soutien et l’identification des bons interlocuteurs peuvent aider les investisseurs à passer de l’intention à la construction d’un projet structuré. C’est à ce niveau que peut aussi intervenir l’AMDIE.

De l’information à la concrétisation des projets

La rencontre de Rotterdam s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur les moyens d’encourager l’investissement des Marocains du monde. Elle met en évidence l’importance du dialogue entre les entrepreneurs établis à l’étranger et les institutions marocaines chargées de promouvoir l’investissement.

Pour l’AMDIE, l’enjeu est de faire connaître les outils existants et de renforcer les relations avec une diaspora qui dispose de compétences, de réseaux et d’une expérience des marchés internationaux. Pour les investisseurs, il s’agit de pouvoir s’appuyer sur une information accessible et une orientation adaptée à la nature de leurs projets.

La Charte de l’investissement fournit un cadre de référence. La volonté affichée par l’AMDIE de devenir un interlocuteur des investisseurs marocains établis aux Pays-Bas constitue, quant à elle, une piste de rapprochement entre les besoins des entrepreneurs et les possibilités offertes par le Maroc.

La transformation de cette démarche en investissements effectifs dépendra notamment de la capacité à entretenir ces échanges, à assurer un suivi des porteurs de projets et à faciliter leur mise en relation avec les partenaires appropriés. Autant de conditions pour faire de la diaspora un acteur du développement économique du Royaume et renforcer les liens économiques entre le Maroc et les Pays-Bas.

 

 

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