
Un sondage du Centre de recherches sociologiques espagnol montre que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez reste en tête des intentions de vote avec 31 %, devant le Parti populaire (25,5 %) et Vox (16,6 %), malgré les tentatives de l’extrême droite d’exploiter la question migratoire.
La récupération politique du PP et de l’extrême droite face aux événements migratoires de Sebta occupée, ne semble pas avoir pesé contre le parti ouvrier espagnol et sur les intentions de vote alors que l’Espagne s’apprête à entrer dans une année électorale décisive.
Le Parti socialiste ouvrier espagnol, dirigé par l’actuel Premier ministre, Pedro Sánchez, continue de dominer les intentions de vote, avec une avance de plus de 5 points de pourcentage sur le Parti populaire (PP), principale formation d’opposition de droite.
Les Espagnols ont cité les incendies de forêt comme importante source d’inquiétude, le logement et le coût de la vie en tant que principales préoccupations auxquelles le gouvernement devrait s’attaquer. Près des trois quarts des Espagnols interrogés ont affirmé être préoccupés par l’impact des feux de forêt à l’avenir, sur eux-mêmes et leurs familles.
Quant aux relations avec le Maroc, 73 % des interrogés ont affirmé souhaiter maintenir de bonnes relations entre les deux voisins, tandis que 67 % estiment que des acteurs internationaux cherchent à créer des tensions entre les deux pays.
Parmi les acteurs cités, plus de 49 % des personnes interrogées ont accusé les États-Unis et certains acteurs américains de chercher à attiser les tensions entre Rabat et Madrid, tandis que 35% des interrogés estiment qu’il s’agit d’acteurs israéliens, alors que plus de 15 % mettent personnellement en cause l’actuel Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Le tapage médiatique autour de la question des migrants à Sebta occupée, aura réussi à mettre au courant 97 % des citoyens espagnols interrogés. Parmi eux, 82 % ont déclaré qu’il était nécessaire de renforcer la sécurité aux frontières afin d’empêcher l’afflux de migrants dans le pays.
Pour autant, une grande majorité, près des trois quarts (63%) estime que la garantie de la sécurité des frontières est tributaire d’une entente avec le Maroc, et plus de 14 % des Espagnols ont dit que le statut de ces deux villes restait, à leurs yeux, une question ambiguë et particulière qui devrait faire l’objet d’accords et d’une entente avec Rabat.
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