
Les cours du pétrole continuent de s’envoler mardi, le marché craignant que la guerre dure plus longtemps qu’initialement anticipé, ce qui causerait d’importantes perturbations d’approvisionnement avec le détroit d’Ormuz impraticable et des infrastructures énergétiques affectées.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 7,94% à 83,91 dollars, après avoir touché 85,12 dollars, son niveau le plus élevé depuis juillet 2024. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison au mois d’avril gagnait 7,36% à 76,47 dollars.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial en temps normal, est devenu impraticable pour les compagnies maritimes.
Dans ce contexte de bombardements, y compris contre des installations pétrolières dans le Golfe, c’est le gaz, notamment vendu à l’Europe, qui voit son prix véritablement exploser, et ce alors que la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy a annoncé l’arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL).
Vers 8 h 20 GMT ce matin, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, grimpait de plus de 23 %, après avoir bondi de plus de 33 %, à 59,44 euros le mégawattheure, un niveau plus vu depuis février 2023 dans la foulée de l’envolée des prix dus à la guerre en Ukraine.
BledNews/Agences

