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Madina Khayr déchue de ses fonctions, deux jours après sa nomination

Tout commence avec un document qui a fuite sur les réseaux sociaux pour aboutir à l'arrêt de sa fonction.

Nommée le 16 octobre, la ministre déléguée Madiha Khayr a été déchargée de ses fonctions ministérielles deux jours plus tard, à la demande de la cheffe du gouvernement.

Cette décision intervient alors qu’une polémique entoure la circulation d’un document médico-légal datant de 2004.

Au lendemain de sa nomination, la députée du parti de l’Istiqlal est au centre d’un scandale. Un document attestant de “troubles psychiatriques” fuite et circule sur les réseaux sociaux. L’affaire fait grand bruit: doit-on déchoir une personne de ses responsabilités gouvernementales pour “maladie” datant de plusieurs années antécédentes.

Mais la question dépasse le cadre médical. Il s’agirait d’une fausse ordonnance délivrée pour empêcher l’incarcération de la ministre déléguée en question dans une affaire d’escroquerie. Celle-ci aurait en effet usurpé une autre identité pour se servir du chéquier d’une tierce personne et émettre des chèques sans provisions.

Il s’agirait donc, no pas d’une maladie, mais bel et bien d’actes frauduleux avec usurpation d’identité. L’affaire est beaucoup plus sérieuse qu’ion ne le pense.

Le roi Mohammed VI a accepté la demande de la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, visant à décharger Madiha Khayr de ses fonctions de ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification. L’annonce a été faite dimanche 18 octobre 2026 dans un communiqué du Cabinet royal, qui précise que cette décision intervient conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution.

Cette décision intervient deux jours seulement après la nomination de Madiha Khayr au sein du nouvel Exécutif, lors de la cérémonie présidée par le Souverain au Palais royal de Rabat, le 16 octobre. Députée du parti de l’Istiqlal, élue dans la circonscription de Béni Mellal, elle avait été désignée, le 8 octobre, à la présidence du groupe parlementaire istiqlalien à la Chambre des représentants.

Le communiqué du Cabinet royal ne précise, pour sa part, aucun motif justifiant cette décision.

 

BledNews

 

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