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L’Espagne pourrait régulariser jusqu’à 850.000 personnes

Les demandes pourront être déposées à partir du mois d'avril.

Près de 840.000 personnes pourraient demander la régularisation, contre 500.000 annoncés par le gouvernement. A partir du mois d’avril 2026, les demandes seront traitées. 

Ils ne seront pas 500.000 migrants légalisés en Espagne, mais presque le double. Il y a quelques semaines, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, annonçait la régularisation des immigrés en situation irrégulière qui étaient présents en Espagne avant le 31 décembre 2025. À partir d’avril, ils pourront déposer une demande. Mais selon un rapport de la Fondation des caisses d’épargne publié en janvier, les chiffres avancés par le gouvernement seraient sous-estimés : près de 840.000 personnes pourraient être concernées. Ce même rapport indique que le nombre d’immigrés sans papiers, majoritairement originaires d’Amérique latine, a été multiplié par huit au cours des neuf dernières années dans le pays.

Cette mesure, portée par gouvernement de Pedro Sanchez (gauche) repose sur deux conditions principales : disposer d’un casier judiciaire vierge et justifier d’au moins cinq mois de résidence dans le pays avant le 31 décembre 2025. En l’absence de preuves, une déclaration sur l’honneur peut suffire.

Selon El Mundo quatre Algériens ont déjà été arrêtés pour avoir tenté de tromper la police avec de faux documents, alors qu’ils avaient des antécédents judiciaires dans leur pays d’origine.

Selon la police espagnole, trois routes migratoires se seraient activées depuis l’annonce de cette légalisation massive. La première route viendrait du Royaume-Uni, affirment des agents spécialisés dans les questions d’immigration. Elle concernerait des ressortissants pakistanais, afghans et indiens cherchant à légaliser leur présence en Europe. Ils partiraient d’Angleterre, traverseraient la Manche vers la France, avant de rejoindre l’Espagne en franchissant les Pyrénées. La deuxième partirait de France et la troisième d’Italie. Ces deux dernières concernent une «quantité considérable» de migrants de nationalité algérienne et marocaine, déjà installés dans ces pays, qui chercheraient à se rendre en Espagne dans l’espoir d’une régularisation plus rapide et plus simple.

Annoncé le 29 janvier, ce décret divise la classe politique espagnole. Le gouvernement le présente avant tout comme une mesure sociale, de nombreux migrants vivant et travaillant déjà en Espagne sans statut stable. L’exécutif affirme vouloir garantir leurs droits et leur sécurité juridique. Mais la régularisation comporte aussi un enjeu économique. Selon la ministre de l’Inclusion et porte-parole du gouvernement, Elma Saiz, le texte doit contribuer à dynamiser l’économie en permettant aux bénéficiaires de travailler légalement «dans tous les secteurs et dans toutes les régions du pays».

La population marocaine en Espagne est estimée officiellement à 1,1 millions de personnes. Mais c’est compter sans les clandestins dont le nombre est important. L’un des secteurs qui recrute le plus est le bâtiment et l’agriculture.

Dans la seule région de Barcelone, les ressortissants marocains seraient évalués à quelque 600.000.

Au niveau de la sécurité sociale, les Marocains arrivent en tête des personnes d’origine étrangère affiliées à la sécurité sociale en Espagne.

 

BledNews/Médias

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