
La Direction Générale de la Météorologie (DGM) a indiqué que la péninsule ibérique, le sud de la France ainsi que l’extrême nord-ouest de l’Afrique subissent actuellement une succession de perturbations atmosphériques actives. Celles-ci engendrent des précipitations continues, parfois abondantes et localement orageuses.
La même source a mis en lumière l’origine du phénomène : la rencontre entre des masses d’air polaire froid venues d’Amérique du Nord et des masses d’air subtropical chaud et humide. Ce contraste thermique renforce le courant-jet (Jet Stream), favorisant ainsi le transport de grandes quantités de vapeur d’eau vers l’Europe occidentale et le Grand Maghreb.
Tout au long de la semaine, ce phénomène dirigera un train continu de perturbations atlantiques vers la région. Le Rif et la zone Tanger-Tétouan sont les plus touchés, avec des cumuls de pluie importants, pouvant être localement très intenses et parfois orageux.
A la DGM, on explique que la nomenclature des phénomènes météorologiques « dépend des zones géographiques proches de leur formation ». Il a insisté sur la nature du phénomène actuel. « Le terme scientifiquement précis pour décrire la situation actuelle est celui de dépression, bien que certains citoyens aient tendance à utiliser le qualificatif de tempête », explique-t-il.
Cette dépression est responsable des précipitations enregistrées au Portugal, en Espagne et au Maroc, situation ayant nécessité l’émission d’un bulletin d’alerte rouge. « Cette alerte concerne de vastes zones, notamment la province de Chefchaouen et l’extrême nord du Royaume, en raison de la sévérité des intempéries prévues », a ajouté la DGM.
Détaillant davantage la situation, le responsable communication de la DGM a décrit le phénomène comme « une profonde dépression atlantique associée à des masses d’air froid en altitude ». Il précise qu’elle se caractérise par « son influence étendue qui couvre le sud du continent européen, plus précisément la péninsule ibérique, jusqu’aux régions du nord du Maroc ».
Concernant l’appellation Leonardo, la même source a évoqué l’existence d’un système de nomenclature adopté par les services météorologiques depuis plusieurs années. Selon ce protocole, le nom est attribué par les pays les plus proches de la trajectoire du système. « Il est probable que le Portugal ou l’Espagne aient baptisé cette dépression Leonardo en vertu de ce protocole », a-t-il conclu.
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