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Le taux de remplissage des barrages a doublé

Les apports hydriques sont très significatifs dans toutes les régions.

La comparaison des réserves d’eau avec l’année précédente met en évidence une évolution spectaculaire. Le 28 janvier 2025, le taux global de remplissage des barrages s’établissait à 27,6%. Un an plus tard, ce niveau a quasiment doublé, confirmant un redressement rapide des réserves à l’échelle nationale, porté par des apports hydriques significatifs dans la majorité des bassins.

Accumulation de neige, pluies soutenues, températures en forte baisse : l’hiver 2026 marque un tournant météorologique pour le Maroc. La Direction générale de la météorologie éclaire les causes de cette situation exceptionnelle, liées à une reconfiguration rare des pressions atmosphériques sur l’Atlantique Nord.

Le bassin du Sebou concentre le volume le plus important, avec 3.816,1 millions de m³, correspondant à un taux de remplissage de 68,7%. Plusieurs ouvrages y affichent des niveaux très élevés, notamment Bab Louta et Bouhouda, entièrement remplis, tandis que le barrage Al Wahda dépasse les 2,6 milliards de m³ stockés, jouant un rôle central dans l’équilibre hydrique national.

Dans le Loukkos, le taux de remplissage atteint 71,3%, pour un volume de 1.363,8 millions de m³. Cinq barrages y sont à 100% de leur capacité, dont Oued El Makhazine, Charif El Idrissi, Ibn Battouta, Chefchaouen et Nakhla, confirmant une situation particulièrement favorable dans le nord du pays.

Le bassin du Bouregreg affiche l’un des niveaux les plus élevés à l’échelle nationale, avec un taux de remplissage de 96,2%, correspondant à 1.041 millions de m³. Le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah demeure proche de sa capacité maximale, assurant une sécurité accrue pour l’alimentation en eau potable de l’axe Rabat-Casablanca.

Dans le Tensift, les réserves atteignent 181,7 millions de m³, soit 79,9% de remplissage. Le barrage Moulay Abdellah est totalement rempli, tandis que Abou Al Abbas Essabti et Ahmed Ben Slimane Al Jazouli affichent également des niveaux très confortables.

Le bassin de l’Oum Er-Rbia enregistre 1.512,8 millions de m³, pour un taux de remplissage de 30,5%. Plusieurs barrages y ont atteint ou frôlent leur capacité maximale, comme Aït Messaoud, Sidi Driss ou Moulay Youssef, même si les grands ouvrages structurants restent en deçà des niveaux observés dans le Nord.

Le bassin de Moulouya affiche pour sa part 317,3 millions de m³, correspondant à 44,2% de remplissage, avec des barrages comme Oued Za totalement remplis, contrastant avec d’autres ouvrages encore en phase de reconstitution.

A Souss-Massa, les réserves atteignent 391,3 millions de m³, pour un taux de remplissage de 53,5%. Les barrages Aoulouz et Moulay Abdellah sont entièrement remplis, renforçant les ressources destinées à l’irrigation et à l’eau potable.

Le bassin de Guir-Ziz-Ghéris affiche 310,6 millions de m³, soit 57,8% de remplissage, porté principalement par le barrage Hassan Addakhil, qui dépasse les 70%.

Le bassin du Draa-Oued Noun totalise 326,2 millions de m³, correspondant à 31,1% de remplissage. Si les niveaux demeurent inférieurs à ceux observés dans les bassins du Nord et du Centre, la progression reste significative par rapport à l’année précédente.

Le passage à un taux de remplissage de 55,2%, quasiment le double de celui enregistré un an plus tôt, constitue un signal fort pour la gestion des ressources en eau au Maroc. Les disparités persistantes entre bassins rappellent toutefois que cette amélioration demeure étroitement dépendante de la poursuite des apports pluviométriques et d’une gestion rigoureuse de la ressource.

 

 

BledNews/MAP

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